
06/02/2010 - 11:12
Quelle est la différence entre Non élucidé et des magazines comme Faites entrer l’accusé sur la Deux ou Enquêtes criminelles sur W9 ?
Ce n’est pas un énième magazine de faits divers ! Il y a de la place dans les grilles de programmes pour ce format, qui se penche exclusivement sur des affaires non résolues et remet les choses en perspective. Proches, procureur, témoins, gendarmes ou policiers… Une vingtaine de protagonistes intervient dans l’émission, qui évoque les hypothèses les plus sérieuses autour du crime et montre les lieux où il s’est produit. C’est un plus, ça permet de donner une photographie très précise de l’affaire.
Est-ce que vous voulez relancer la machine judiciaire grâce à cette émission ?
Exercer une petite pression, ça ne peut pas faire de mal ! Il s’agit de réveiller les mémoires et de délier les langues, de susciter de nouveaux témoignages. Peut-être que des gens ont vu quelque chose à l’époque sans faire le lien avec le crime en question, peut-être qu’ils ont sous-estimé l’importance de ce qu’ils ont vu, peut-être qu’ils se sont tus volontairement par crainte ou pour protéger quelqu’un et peut-être qu’ils sont libérés de tout ça maintenant. On ne joue pas les Zorro dans Non élucidé, mais on a le sentiment de faire oeuvre utile.
Ne craignez-vous pas de susciter trop d’espoir chez les familles ?
Elles ont besoin d’espoir ! Attention, on ne prétend absolument pas résoudre l’affaire, on veut juste contribuer à la manifestation de la vérité. Et on ne leur force jamais la main, on fait ça avec leur aval. Je me souviens par exemple qu’on avait obtenu l’autorisation d’une femme pour se pencher sur le meurtre de son mari, avant qu’elle ne revienne sur sa décision parce que ses enfants étaient hostiles à l’idée. On a respecté leur choix. Certains proches ont parfois vécu une mauvaise expérience avec les médias et ont besoin d’être sûrs qu’on va travailler dignement et honnêtement. La plupart du temps, ils ont quand même envie de faire parler de leur dossier pour que les choses bougent.
Pourquoi emprunter les codes de la fiction pour fabriquer Non élucidé ?
Je suis fan des séries anglo-saxonnes, qui sont effectivement une source d’inspiration dans mon travail de producteur. Après tout, je fais de la télévision, donc de l’image, alors j’essaie d’avoir une certaine tenue au niveau de la réalisation et du rendu à l’écran. On utilise les codes de la fiction pour se démarquer et on fait de la mise en scène, comme dans toutes les émissions de télé, mais on fait attention à ce que ça ne prenne jamais le pas sur le fond. Il s’agit de ne pas verser dans le sensationnalisme. Je ne pense pas qu’on entretienne la confusion entre fiction et magazine, d’autant que je n’ai pas le physique d’un acteur américain !
Pour en savoir plus sur le numéro de Non élucidé diffusé ce soir sur France 2, c'est ici
Arnaud Poivre d’Arvor : "On ne joue pas les Zorro dans Non élucidé"
Le fils de PPDA revient sur ce programme qu'il produit et qu’il coprésente avec l’ancien flic Jean-Marc Bloch.
Quelle est la différence entre Non élucidé et des magazines comme Faites entrer l’accusé sur la Deux ou Enquêtes criminelles sur W9 ?
Ce n’est pas un énième magazine de faits divers ! Il y a de la place dans les grilles de programmes pour ce format, qui se penche exclusivement sur des affaires non résolues et remet les choses en perspective. Proches, procureur, témoins, gendarmes ou policiers… Une vingtaine de protagonistes intervient dans l’émission, qui évoque les hypothèses les plus sérieuses autour du crime et montre les lieux où il s’est produit. C’est un plus, ça permet de donner une photographie très précise de l’affaire.
Est-ce que vous voulez relancer la machine judiciaire grâce à cette émission ?
Exercer une petite pression, ça ne peut pas faire de mal ! Il s’agit de réveiller les mémoires et de délier les langues, de susciter de nouveaux témoignages. Peut-être que des gens ont vu quelque chose à l’époque sans faire le lien avec le crime en question, peut-être qu’ils ont sous-estimé l’importance de ce qu’ils ont vu, peut-être qu’ils se sont tus volontairement par crainte ou pour protéger quelqu’un et peut-être qu’ils sont libérés de tout ça maintenant. On ne joue pas les Zorro dans Non élucidé, mais on a le sentiment de faire oeuvre utile.
Ne craignez-vous pas de susciter trop d’espoir chez les familles ?
Elles ont besoin d’espoir ! Attention, on ne prétend absolument pas résoudre l’affaire, on veut juste contribuer à la manifestation de la vérité. Et on ne leur force jamais la main, on fait ça avec leur aval. Je me souviens par exemple qu’on avait obtenu l’autorisation d’une femme pour se pencher sur le meurtre de son mari, avant qu’elle ne revienne sur sa décision parce que ses enfants étaient hostiles à l’idée. On a respecté leur choix. Certains proches ont parfois vécu une mauvaise expérience avec les médias et ont besoin d’être sûrs qu’on va travailler dignement et honnêtement. La plupart du temps, ils ont quand même envie de faire parler de leur dossier pour que les choses bougent.
Pourquoi emprunter les codes de la fiction pour fabriquer Non élucidé ?
Je suis fan des séries anglo-saxonnes, qui sont effectivement une source d’inspiration dans mon travail de producteur. Après tout, je fais de la télévision, donc de l’image, alors j’essaie d’avoir une certaine tenue au niveau de la réalisation et du rendu à l’écran. On utilise les codes de la fiction pour se démarquer et on fait de la mise en scène, comme dans toutes les émissions de télé, mais on fait attention à ce que ça ne prenne jamais le pas sur le fond. Il s’agit de ne pas verser dans le sensationnalisme. Je ne pense pas qu’on entretienne la confusion entre fiction et magazine, d’autant que je n’ai pas le physique d’un acteur américain !
Pour en savoir plus sur le numéro de Non élucidé diffusé ce soir sur France 2, c'est ici
O.M. © Gulli
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